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Trousse de premiers secours : que mettre dedans pour la maison

Le contenu d’une trousse de premiers secours pour la maison selon la Croix-Rouge et le SGDSN, où la ranger, quand la vérifier et que faire des médicaments périmés.

Par Tom Calder · Mis à jour le 30 octobre 2026 · D’après la Croix-Rouge française, le SGDSN, la Protection civile, Santé.fr et l’ANSM

Une trousse de premiers secours ouverte dans la salle de bains
L’essentiel
  • Selon la Croix-Rouge, une trousse pour la maison contient de quoi nettoyer et protéger une plaie (compresses stériles, pansements, sparadrap, bandes, antiseptique, sérum physiologique), de l’hydrogel pour les brûlures, des gants jetables, des ciseaux, une pince à épiler, un thermomètre, une couverture de survie et les numéros d’urgence.
  • Le SGDSN y ajoute, pour le kit d’urgence, vos médicaments du quotidien, une paire de lunettes de secours, du gel hydroalcoolique et des masques. Aucune trousse du commerce ne contient vos traitements.
  • Rangez-la dans un endroit sec, à l’abri de la chaleur, hors de portée des enfants mais accessible, et vérifiez régulièrement les dates de péremption.
  • Les médicaments non utilisés se rapportent en pharmacie : jamais à la poubelle, dans les toilettes ou dans l’évier.
  • Vous avez sans doute déjà l’essentiel dans l’armoire de la salle de bain. Rassemblez-le avant d’acheter, et complétez ce qui manque.
Six trousses du commerce comparées sur leur vrai contenuVoir le comparatif →

Le contenu de base, selon la Croix-Rouge

La Croix-Rouge française propose une liste pour la trousse de la maison. Elle sert à traiter les blessures légères et les brûlures superficielles, à comprimer une blessure plus sérieuse ou une hémorragie en attendant les secours, ou à faire face à une hypothermie ou à une crise d’hypoglycémie. On y trouve :

  • les numéros des services de secours (pompiers, SAMU, centre antipoison régional) et ceux de proches ou de voisins qui peuvent aider
  • des gants jetables sans latex et un équipement de protection, un masque par exemple
  • un thermomètre, des ciseaux, une pince à épiler et des épingles de sûreté
  • une boîte de compresses stériles, du sparadrap, des bandes en rouleau et des pansements adhésifs de plusieurs tailles
  • une couverture de survie
  • un flacon d’antiseptique, savon ou compresse antiseptique, pour désinfecter les plaies superficielles
  • de l’hydrogel spécial brûlures
  • du sérum physiologique, pour nettoyer les plaies ou les yeux

Ce que le SGDSN ajoute pour le kit d’urgence

Le guide « Tous responsables » du SGDSN inscrit dans le kit d’urgence vos médicaments du quotidien, traitement habituel et médicaments de secours, une paire de lunettes de vue de secours, de l’alcool ou du gel hydroalcoolique, des masques, des pansements et des compresses. Il y ajoute des photocopies de vos ordonnances, dans une pochette étanche avec vos autres documents essentiels.

Le sac d’urgence de la Croix-Rouge comprend aussi une trousse : désinfectant, compresses, pansements, bandes, gants, ciseaux, médicaments habituels et copie des ordonnances. Pour les personnes âgées ou malades, elle ajoute les traitements spécifiques et le matériel particulier, comme les lunettes de rechange ou un appareil médical.

La Croix-Rouge rappelle surtout que le contenu doit être adapté à la composition du foyer, au nombre et à l’âge de ses membres, et à l’état de santé de chacun. Une trousse pour un couple sans traitement ne ressemble pas à celle d’une famille avec un bébé ou une personne diabétique.

Médicaments : les vôtres, bien rangés

La liste de la Croix-Rouge pour la maison ne comprend ni antidouleur ni médicament contre la fièvre. Le SGDSN, lui, demande pour le kit votre traitement habituel et vos médicaments de secours. Pour savoir lesquels ajouter, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

Santé.fr conseille de ranger les médicaments à un seul endroit, hors de portée des enfants, à l’abri de la lumière, de l’humidité et de la chaleur, chacun dans sa boîte avec sa notice. Certains se conservent entre 2 et 8 °C, d’autres en dessous de 25 ou 30 °C ; sans mention particulière, c’est la température ambiante. L’ANSM rappelle de respecter les conditions indiquées dans la notice. Prendre un médicament peut causer une intoxication, et chez l’enfant c’est une cause importante d’accidents de la vie courante.

Avant de reprendre un médicament prescrit pour une maladie précédente, Santé.fr demande d’en parler à un médecin et de vérifier qu’il n’est pas périmé. Certains médicaments, comme des sprays, sirops ou collyres, ne se gardent que quelques semaines une fois ouverts : notez la date d’ouverture sur la boîte ou le flacon.

Où la ranger, quand la vérifier

Selon la Croix-Rouge, la trousse se conserve dans un endroit sec, à l’abri de la chaleur et de l’humidité, hors de portée des enfants mais accessible : dans la salle de bain, l’armoire à pharmacie ou une simple armoire, en hauteur. Elle conseille une trousse à la fois légère, solide et facile à transporter. La Protection civile déconseille de ranger le kit d’urgence dans une cave ou un sous-sol, qui pourraient devenir inaccessibles.

Vérifiez régulièrement les dates de péremption et l’état du matériel. Le SGDSN demande de contrôler le kit d’urgence deux fois par an, médicaments compris ; la Protection civile, au moins une fois par an, et de le réapprovisionner après chaque utilisation. Remplacez tout ce qui a servi.

Si une partie de la trousse voyage dans la voiture, l’ANSM met en garde contre le coffre ou l’habitacle laissés en plein soleil, même en roulant : ne les y laissez pas en été.

Médicaments périmés : retour à la pharmacie

Les médicaments non utilisés se rapportent, avec leur emballage, dans n’importe quelle pharmacie, pas forcément celle qui les a délivrés, indique Santé.fr : ils sont éliminés par la filière Cyclamed. Ne les jetez jamais à la poubelle, dans les toilettes ou dans l’évier, car leur substance active peut passer dans l’eau.

Les pansements et compresses périmés, eux, ne sont pas repris en pharmacie : ils vont avec les ordures ménagères. Un médicament qui a changé d’aspect (une solution qui a épaissi, des comprimés qui changent de couleur) se rapporte aussi, même avant la date.

Brûlure, plaie : les premiers gestes

Pour une brûlure, la Croix-Rouge demande de refroidir immédiatement la surface brûlée avec de l’eau courante tempérée, à faible pression, pendant au moins 10 minutes, idéalement 20 minutes. Retirez les vêtements et les bijoux s’ils ne sont pas collés à la peau ; s’ils le sont, ne les arrachez pas. Ne crevez pas les cloques, et n’utilisez pas de produits désinfectants agressifs comme l’alcool, l’eau oxygénée ou le Mercurochrome.

Si la brûlure est grave ou étendue, alertez immédiatement les secours. Selon Santé.fr, on considère en général qu’une brûlure est grave lorsque sa surface dépasse la moitié de la paume de la main de la victime.

Pour une petite plaie, le sérum physiologique sert à la nettoyer, l’antiseptique à désinfecter une plaie superficielle, la compresse et le pansement à la protéger. Pour une blessure qui saigne beaucoup, la trousse sert à comprimer en attendant les secours : appelez le 15, le 18 ou le 112, ou envoyez un SMS au 114 si vous ne pouvez pas parler.

Ces gestes s’apprennent. Le SGDSN encourage à suivre une formation aux gestes qui sauvent : la Croix-Rouge propose la formation Gestes qui sauvent (2 heures) et la formation Premiers secours citoyen, PSC (8 heures) ; la Protection civile annonce 7 heures pour son PSC.

Le centre antipoison

La Croix-Rouge met le numéro du centre antipoison régional dans la trousse. Selon le ministère de l’Intérieur, ces centres aident par téléphone au diagnostic et à la prise en charge d’une intoxication, qu’elle vienne d’un médicament, d’un produit industriel ou naturel. Nous n’avons trouvé aucun numéro national unique : plusieurs centres régionaux couvrent chacun une partie du territoire.

Cherchez le vôtre dès maintenant et notez-le dans la trousse. En Île-de-France, par exemple, l’ARS donne le 01 40 05 48 48, joignable 24 h sur 24. En cas d’urgence vitale, appelez directement le 15 ou le 112.

Acheter une trousse ou la composer ?

Faites d’abord l’inventaire de l’armoire à pharmacie : pansements, compresses, antiseptique, thermomètre et ciseaux y sont souvent déjà. Il manque souvent la couverture de survie, l’hydrogel pour les brûlures, les gants et le sérum physiologique, qui coûtent peu en pharmacie.

Une trousse toute faite a l’avantage d’être bien rangée et facile à transporter. Mais aucune ne contient vos médicaments ni vos ordonnances, et le nombre de pièces annoncé compte chaque pansement. Notre comparatif des trousses de premiers secours regarde ce que chaque fiche dit vraiment de son contenu, et notre comparatif des couvertures de survie aide à en choisir une si elle manque.

Notre guide Kit d’urgence 72 h reprend toute la liste officielle, et le guide Sac d’urgence dit quoi emporter si vous devez partir.

Brûlure : de l’eau, longtemps

Refroidissez immédiatement la surface brûlée avec de l’eau courante tempérée, à faible pression, pendant au moins 10 minutes, idéalement 20. Pas d’alcool ni d’eau oxygénée, ne crevez pas les cloques. Si la brûlure est grave ou étendue, alertez immédiatement les secours.

Questions fréquentes

Que doit contenir une trousse de premiers secours à la maison ?

Selon la Croix-Rouge : compresses stériles, pansements de plusieurs tailles, sparadrap, bandes, antiseptique, sérum physiologique, hydrogel pour les brûlures, gants jetables, ciseaux, pince à épiler, épingles de sûreté, thermomètre, couverture de survie et les numéros d’urgence. Ajoutez vos traitements habituels.

Faut-il mettre des médicaments dans la trousse ?

Vos traitements habituels, oui : le SGDSN les inscrit dans le kit d’urgence, avec une copie des ordonnances. La liste de la Croix-Rouge pour la maison ne comprend ni antidouleur ni médicament contre la fièvre ; pour en ajouter, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

Que faire des médicaments périmés ?

Rapportez-les, avec leur emballage, dans n’importe quelle pharmacie : ils sont éliminés par la filière Cyclamed. Jamais à la poubelle, dans les toilettes ou dans l’évier. Les pansements et compresses périmés vont aux ordures ménagères.

Où ranger la trousse de secours ?

Dans un endroit sec, à l’abri de la chaleur et de l’humidité, hors de portée des enfants mais accessible, par exemple en hauteur dans la salle de bain. Évitez la cave ou le sous-sol, qui peuvent devenir inaccessibles.

Quel numéro appeler pour un centre antipoison ?

Celui du centre qui couvre votre région : nous n’avons trouvé aucun numéro national unique. En Île-de-France, c’est le 01 40 05 48 48. En cas d’urgence vitale, appelez le 15 ou le 112.

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