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Plan familial de mise en sûreté : le préparer chez soi, étape par étape

Le plan familial de mise en sûreté, aujourd’hui plan individuel (PIMS) : connaître ses risques, noter les numéros et le lieu de regroupement, préparer le kit.

Par Tom Calder · Mis à jour le 30 octobre 2026 · D’après Géorisques, la Sécurité civile, le SGDSN et la DREAL Normandie

Une famille prépare son plan de mise en sûreté autour de la table
L’essentiel
  • Le plan familial de mise en sûreté (PFMS) est un document que le foyer prépare à l’avance pour savoir quoi faire si un risque majeur survient. Géorisques et le SGDSN parlent aujourd’hui de plan individuel de mise en sûreté (PIMS) : la démarche est la même.
  • Il tient en trois temps, selon Géorisques : je m’informe sur les risques autour de chez moi, je me prépare avec un kit d’urgence, j’agis en suivant l’alerte et les consignes officielles.
  • Notez les numéros utiles (mairie, assurance, proches), le lieu de regroupement en cas d’évacuation et l’endroit où se trouve le kit. Repérez où couper le gaz, l’électricité et l’eau.
  • Si une alerte survient pendant la classe, n’allez pas chercher vos enfants à l’école : ils sont pris en charge par les équipes pédagogiques ou les secours.
  • Rien à acheter pour faire le plan : le formulaire de Géorisques est gratuit, et le kit se commence avec ce que vous avez déjà.

PFMS, PIMS : de quoi parle-t-on

En 2010, la Direction de la Sécurité civile a publié un livret, « Je me protège en famille », pour aider chaque foyer à élaborer son plan familial de mise en sûreté. L’idée : organiser son autonomie pendant la phase critique d’un événement grave, en connaissant les risques auxquels la famille est exposée, les moyens d’alerte, les consignes de sécurité et les lieux de mise à l’abri préconisés par les autorités.

Le nom a changé, pas l’esprit. Géorisques, le site public sur les risques, propose aujourd’hui un plan individuel de mise en sûreté (PIMS), et le guide « Tous responsables » du SGDSN invite à le préparer pour identifier les risques qui vous entourent et les comportements de sauvegarde appropriés. La DREAL Normandie, un service de l’État, parle de « plan individuel ou familial » : un ensemble de mesures prises par une personne ou une famille pour se préparer à une situation d’urgence ou à une catastrophe naturelle.

Pourquoi s’en donner la peine ? Géorisques le résume : moins sollicités, les services de secours sont mieux à même de répondre aux urgences, donc de sauver d’autres vies. Faire son plan n’a rien d’alarmiste : c’est un moment en famille, et une inquiétude de moins.

Étape 1 : connaître les risques près de chez vous

Sur Géorisques, la recherche « Connaître les risques près de chez moi » part de votre adresse pour lister les risques qui concernent votre logement. Le SGDSN renvoie à ce site pour connaître les risques naturels et technologiques de votre quartier, et rappelle que les sites de la mairie et de la préfecture sont aussi utiles.

Si votre commune est exposée à au moins un risque majeur, elle doit établir un document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM) et le mettre à la disposition des habitants. Il liste les risques de la commune, leurs conséquences prévisibles, les mesures de sauvegarde et les consignes de sécurité à suivre. Demandez-le à la mairie ou cherchez-le sur le site de la commune. À l’échelle du département, la préfecture publie le dossier départemental des risques majeurs (DDRM).

Pour chaque risque, notez dans votre plan le comportement à adopter. Le formulaire PIMS de Géorisques prévoit justement des lignes « Risque » et « Comportement » à remplir.

Étape 2 : les numéros et les contacts

Le formulaire PIMS demande les coordonnées de la mairie, de votre assurance et de vos proches. Le livret de 2010 proposait aussi la préfecture, les urgences électricité et gaz, le service des eaux, le médecin de famille, l’école des enfants et l’hôpital. Ajoutez les numéros d’urgence, que le guide du SGDSN rappelle :

  • 112 : numéro d’urgence européen, gratuit partout dans l’Union européenne
  • 15 : SAMU, pour les urgences médicales
  • 18 : pompiers
  • 17 : police secours
  • 114 : urgence par SMS, pour les personnes sourdes ou malentendantes, ou pour alerter les secours en silence

Étape 3 : un lieu de regroupement et une personne relais

Le formulaire PIMS prévoit une ligne : « En cas d’évacuation, le lieu de regroupement est : … ». Les lieux de regroupement sont définis par la commune : renseignez-vous en mairie, notez celui qui vous concerne, et vérifiez que chacun sait s’y rendre. Le livret de 2010 conseillait de prévoir et de tester les itinéraires vers les points de rassemblement.

Le même livret proposait un « point familial de contact » : un ami ou un proche habitant une autre localité, que chacun pourra contacter si la famille a été séparée pendant l’événement. Pour rester en contact, le SGDSN conseille de privilégier les messages, pour ne pas saturer les réseaux.

Si un proche a besoin d’une aide particulière, le SGDSN invite à anticiper les moyens de vous rendre auprès de lui, ou à identifier quelqu’un qui pourrait le faire pour vous. Sa version simplifiée suggère par exemple un voisin, si le téléphone et internet ne fonctionnent plus.

Étape 4 : gaz, électricité, eau

Le livret de 2010 demandait de localiser les arrivées de gaz, d’électricité et d’eau, et d’expliquer à ses proches comment les couper : photos, schémas ou dessins, mode opératoire, boutons sur lesquels appuyer. Glissez ces repères dans le plan.

Le jour venu, ne coupez qu’en sécurité. Géorisques le précise pour les pluies intenses : couper si possible le gaz et l’électricité, sans se mettre en danger, et ne pas descendre dans les sous-sols ou les parkings souterrains.

Étape 5 : le kit d’urgence

Le plan s’accompagne d’un kit. Le formulaire de Géorisques demande de quoi vivre pendant 3 jours, pour être autonome en cas d’évacuation ou de mise à l’abri à domicile, et de placer le kit dans un endroit facile d’accès dont vous partagez la localisation avec vos proches. La liste de référence est celle du SGDSN : 6 litres d’eau par personne en bouteilles, une nourriture non périssable et sans cuisson, une radio à piles, une lampe de poche, une trousse de premiers secours, vos médicaments, la photocopie de vos papiers. Notre guide kit d’urgence 72 h la détaille ligne par ligne.

Le livret de 2010 comptait 1 à 2 bouteilles d’eau par personne : retenez plutôt les 6 litres de la liste actuelle. Il conseillait aussi de toujours garder chez soi une radio à piles et de noter les fréquences des stations à écouter dans sa région. Le formulaire PIMS actuel prévoit de relever les fréquences de France Inter, France Bleu et France Info près de chez vous. Si vous cherchez une radio, notre comparatif des radios d’urgence les passe en revue.

Quand l’alerte sonne

Les consignes dépendent du risque, d’où l’intérêt de les noter à l’étape 1. Pour un accident industriel, par exemple, Géorisques demande de se mettre à l’abri dans un bâtiment en dur, de fermer portes et fenêtres, de calfeutrer les ouvertures et les aérations, et d’arrêter la ventilation et la climatisation. Quand les sirènes retentissent, le formulaire PIMS demande d’éviter de téléphoner pour laisser les réseaux disponibles pour les secours, de rester à l’abri, de rester à l’écoute des consignes des autorités et de n’évacuer son domicile que sur ordre des autorités.

N’allez pas chercher vos enfants à l’école : ils sont pris en charge par les équipes pédagogiques ou les secours, et les établissements scolaires disposent de plans particuliers de mise en sûreté, rappelle le SGDSN. Le livret de 2010 en donnait la raison : ne pas encombrer les voies de circulation, et ne pas s’exposer, ni exposer ses enfants, inutilement.

Les sirènes sont testées chaque premier mercredi du mois ; une vraie alerte se compose de trois séquences d’une minute et 41 secondes, séparées par 5 secondes de silence, et la fin de l’alerte est un signal continu de 30 secondes. Les autorités peuvent aussi passer par la radio, la télévision et FR-Alert, qui envoie une notification sonore aux téléphones situés dans une zone exposée à un danger imminent.

Faire vivre le plan

Un plan rangé dans un tiroir s’oublie. Le livret de 2010 proposait de tester les connaissances de la famille, et de recopier l’essentiel sur une carte d’urgence à garder sur soi, dans le portefeuille ou le cartable des enfants. Revoyez le plan quand vous vérifiez le kit, deux fois par an selon la version complète du guide du SGDSN, et après un déménagement, puisque les risques changent avec l’adresse.

Le SGDSN invite enfin à se former aux gestes qui sauvent auprès d’une association agréée comme la Croix-Rouge ou la Protection civile, ou en contactant sa commune.

Rien à acheter pour faire son plan

Le formulaire PIMS de Géorisques est gratuit et se remplit chez soi. Le plan demande surtout un moment en famille : repérer les risques, noter les numéros, noter le lieu de regroupement prévu par la commune, montrer où l’on coupe le gaz. Commencez le kit avec ce que vous avez déjà.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un plan familial de mise en sûreté ?

Un document que le foyer prépare à l’avance pour savoir réagir à un risque majeur : les risques autour de chez soi, les consignes à suivre, les numéros utiles, un lieu de regroupement et un kit d’urgence. Géorisques parle aujourd’hui de plan individuel de mise en sûreté (PIMS).

Où trouver un modèle de PFMS ?

Géorisques propose le formulaire PIMS « Prêts ? Parés ! » et héberge toujours le livret « Je me protège en famille » de 2010. Les deux sont gratuits.

Faut-il aller chercher ses enfants à l’école en cas d’alerte ?

Non. Le SGDSN demande de ne pas aller les chercher : ils sont pris en charge par les équipes pédagogiques ou les secours, et les établissements disposent de plans particuliers de mise en sûreté.

Comment savoir à quels risques mon logement est exposé ?

Sur georisques.gouv.fr, à partir de votre adresse, et dans le DICRIM de votre commune, que la mairie doit mettre à disposition si la commune est exposée à au moins un risque majeur.

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